La covid-19 et l’Offre de Services Financiers aux Populations Vulnérables en République Démocratique du Congo (RDC)

La covid-19 a durement frappé l’économie de la RDC, et les ménages à faible revenu et exclus financièrement ont le plus souffert. À la suite de la première vague de la pandémie, les deux tiers des ménages ont déclaré que leur revenu mensuel avait diminué. Et les perturbations économiques se sont poursuivies jusqu’à la fin de 2020 : en décembre, 55% des ménages ont déclaré devoir réduire leur consommation de nourriture et d’eau pour faire face aux difficultés économiques. Presque tous (96%) les ménages à faible revenu et exclus financièrement ont estimé que la covid-19 aurait un impact négatif à long terme sur leur situation financière. Les nouveaux couvre-feux et restrictions de mouvement, introduits en janvier 2021, ne feront qu’ajouter une pression supplémentaire sur une population qui ne se remet pas encore des chocs économiques de l’année dernière. Ces nouvelles mesures perturbent également les opérations commerciales. En janvier 2021, près de trois quarts des entreprises rencontraient des problèmes dans leurs chaînes d’approvisionnement, contre 65% en décembre 2020.

 

Ce rapport explore comment les prestataires de services financiers (PSF) ont dû s’adapter pour répondre aux besoins de la population dans des circonstances difficiles. L’enquête menée par l’Economist Intelligence Unit auprès de dirigeants de PSF à travers la RDC montre que neuf institutions sur dix ont développé de nouveaux produits et services pour aider leurs clients à faire face à l’impact de la pandémie. Cela comprend l’investissement dans la numérisation, l’offre de nouvelles options de remboursement et l’extension de différentes lignes de crédit.

 

En 2021, les perspectives des PSF et des entreprises et communautés qu’ils soutiennent restent difficiles. Les restrictions et perturbations économiques se poursuivront et la confiance des entreprises reste faible (seuls 17% des chefs d’entreprise ont déclaré que leurs perspectives pour l’année étaient bonnes ou très bonnes). Les PSF doivent donc transformer les mesures de crise introduites en 2020 en systèmes de soutien durables et complets pour accompagner leurs clients dans une autre année difficile. Que peuvent-ils faire ?

 

  • Les petits PSF doivent être conscients de l’équilibre entre soutenir les clients aujourd’hui, rester une entreprise viable et investir dans des changements susceptibles de rapporter des dividendes à l’avenir.
  • Les grandes banques et acteurs établis, qui sont plus susceptibles de récupérer du terrain en 2021, devraient être ouverts à des partenariats avec des prestataires plus petits.
  • Les collaborations pourraient impliquer :
    • De nouveaux prêts à faible taux d’intérêt accordés par des institutions établies, spécialement conçus pour financer les efforts de numérisation des petits acteurs – les aidant à créer des versions mobiles de services en personne.
    • Des événements au niveau du secteur afin de partager les meilleures pratiques sur la façon de servir les clients aux prises avec un endettement élevé.

 

Une telle assistance ne doit pas être considérée comme un acte de charité, mais comme un investissement à long terme dans le secteur des services financiers en RDC – et dans le secteur privé, grandissant et innovant, qu’elle soutient.

 

Ce projet est soutenu conjointement par le Fonds Pour l’Inclusion Financière (FPM ASBL) et ÉLAN RDC – un projet de soutien au secteur privé entièrement financé par UKAID.

The FPM ASBL and ÉLAN RDC join forces to face the Covid crisis-19

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